Aller au contenu

UNESCO : la « recommandation relative à la condition de l’artiste » a trente ans

  • Augmenter
  • Diminuer
  • Normal

Current Zoom: 100%

share
Version imprimablePDF version

Article paru dans Plateaux n°198 - 3ème trimestre 2009

 

(27 octobre 1980)

 Cette réunion initiée par les fédérations internationales FIM et FIA, a été l’occasion de faire le point sur l’état d’avancement de son application dans les états qui l’ont adoptée. Mais l’idée de départ était l’organisation d’un événement autour du 30e anniversaire de cette adoption afin de la remettre un peu en lumière. 

Outre la FIM et la FIA représentées respectivement par leurs secrétaires généraux adjoints, le SFA était présent. 

Avaient été également conviés Gary Neil (du Comité intergouvernemental de l’Unesco sur la convention « diversité des expressions culturelles ») et Richard Polacck (auteur d’un rapport sur la mobilité des artistes, commandé par la section « diversité des expressions culturelles » en cours de publication). 

Le bilan est le suivant : beaucoup de pays n’ont pas adopté de mesures légales nationales malgré leur adhésion à cette recommandation. Les questionnaires envoyés régulièrement par l’Unesco sur la condition sociale des artistes (au sens large) aux Etats membres et aux ONG ne font pas l’objet de réponses massives. Ainsi l’Observatoire n’en a reçu que de 52 Etats depuis 2003. Une nouvelle consultation commence cet automne. Ces questionnaires sont complexes et sans doute beaucoup trop détaillés. 

Il a été suggéré qu’un comité d’experts indépendant suive, par des contacts téléphoniques ou des rendez-vous, les réponses à ces questionnaires, tant auprès des ONG que des gouvernements, ainsi que les mises à jour des réponses. En effet, les experts savent en général à qui s’adresser ici ou là pour avoir les meilleures réponses possibles et susciter un intérêt auprès des interlocuteurs. 

Quant à l’étude sur la mobilité des artistes, elle est destinée à promouvoir de « bonnes pratiques » et répondre aux (soit disant) obstacles à cette mobilité. Elle insiste aussi sur l’importance de la recommandation de 1980 et de sa transposition en droit national. 

En ce qui concerne la célébration du 30e anniversaire de la recommandation, l’Unesco n’a que peu de moyens financiers. Les budgets 2011 ne sont pas encore connus et dans l’immédiat l’Unesco se préoccupe surtout de nommer un nouveau directeur général lors de la Conférence générale du mois d’octobre. 

Si un projet était mis au point, il devrait passer par les mailles de toute une série d’instances avant d’être accepté. Normalement, seule la Conférence générale peut l’adopter, ce qui nous amène en octobre 2010. La manifestation pourrait se tenir à la session ordinaire de décembre 2010. 

Nous avons compris lors de cette réunion que le projet devra être mis au point par nous-mêmes, les ONG et le budget établi avec des aides extérieures… mais l’idée est assez séduisante et FIM et FIA vont plancher sur un projet.

 

C.A.