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Kiev - Rencontre avec les syndicats de l’Est

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Article paru dans Plateaux n°198 - 3ème trimestre 2009

Au mois de septembre, le SFA a participé à une réunion régionale des syndicats d’artistes de la Communauté des Etats indépendants (CEI) organisée à Kiev, Ukraine, par la Fédération internationale des acteurs. Il s’agissait pour la FIA de renouer son activité dans cette partie du monde, où il y a depuis toujours une forte activité artistique et une vive tradition syndicale, en apportant aux syndicats, confrontés à des changements socio-économiques radicaux, quelques outils leur permettant de mieux défendre tous les artistes interprètes.

La réunion a pris la forme d’un séminaire, avec un échange d’expériences centré autour de trois thèmes principaux : communication, contrats de courte durée et propriété intellectuelle.

Le Secrétaire général de la FIA, Dominick Luquer, les représentants du SFA et du syndicat danois Dansk Skuespillerforbund ont parlé des modèles connus dans les divers pays européens, et ont cherché, en comparant structures syndicales, législations de travail et accords collectifs avec ceux existants dans les pays présents (Russie, Ukraine, Moldavie, Kazakhstan, Kirghizistan, Géorgie, Tadjikistan, Biélorussie), à trouver des idées pour aider les organisations de ces pays à mieux faire face à la nouvelle situation.

Dans la plupart de ces pays, les artistes étaient pendant des décennies principalement engagés par des équivalents de contrats à durée indéterminée. Ceci change. Les syndicats sont quasiment tous organisés au niveau de l’entreprise seulement. Alors ils ne savent pas négocier des accords collectifs pour des artistes et techniciens « intermittents » à employeurs multiples, salariés ou non. Par ailleurs, la notion de droits voisins n’est pas très développée.

Même si le modèle social occidental peut sembler quelque peu « féérique » parfois à nos camarades de l’Est, quelques pistes ont été dégagées, et les dirigeants syndicaux qui ont participé ont souhaité que le travail se poursuive.

Un financement devrait être trouvé pour continuer ce projet sur trois ans, en organisant trois sessions de trois jours pour une vingtaine de militants –artistes interprètes- de deux pays voisins. Cela en vaut la peine !

 

Jimmy SHUMAN