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Plateaux N°206

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Trimestre: 
Juillet / août / septembre 2011
plateau

Edito

Ca y est ! C’est la rentrée 2011, et la France est déjà en plein dans la campagne pour les élections présidentielles de mai 2012. Et aussi en pleine « après crise », qui ressemble, à s’y méprendre, à la « crise » de 2008, 2009 et 2010, mais en pire. Les artistes interprètes ont énormément de mal à trouver du travail, leurs salaires s’érodent, les conditions de l’exercice des métiers s’aggravent, avec des conséquences attendues sur la qualité. La situation sociale des professionnels du spectacle est plombée par le durcissement de l’accès à l’assurance chômage, du fait des contrôles plus que tatillons de Pôle Emploi et des libertés prises avec les textes par un Centre national cinéma spectacle fou furieux, ainsi que par la réforme des retraites et les restrictions sur les remboursements de la Sécurité Sociale, auxquelles se joindront bientôt, si le gouvernement actuel continue sur sa lancée, une taxation sur les mutuelles qui augmenteront les primes des salariés et les préconisations du Rapport Daubresse concernant le travail forcé pour les allocataires du RSA et la fusion de celle-ci avec l’allocation de solidarité spécifique…


Dans ces circonstances, faut-il attendre le joli mois de mai pour se faire entendre et pour tenter de changer le cours désastreux des choses ?


Ne vaut-il pas mieux profiter de l’été indien, avant le rude hiver, pour se joindre aux autres salariés de ce pays, voire des autres pays européens, tous confrontés aux mêmes politiques anti-croissances cruelles et absurdes, pour dire que ça suffit ? Les peuples qui cherchent à travailler, et les artistes-interprètes en France en font partie, n’ont pas à payer les pots cassés du libéralisme débridé et de la financiarisation à outrance des économies.


Le 11 octobre, la CGT offre une première occasion pour manifester ensemble notre colère, notre indignation et nos propositions pour une autre politique, et une autre politique culturelle. Nous nous devons, nous, les artistes interprètes professionnels, d’y être. D’autres rendez-vous suivront. Voilà comment nous pouvons espérer un bel été.

La délégation générale

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