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Plateaux N°204

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Trimestre: 
Janvier / Février / Mars 2011
plateau

Edito

Il n’y aura donc pas de grande bataille cette année pour sauvegarder le dispositif d’assurance chômage des professionnels du spectacle engagés par intermittence, le régime étant à priori globalement reconduit jusqu’à fin décembre 2013. Mais il ne faut pas cependant que les doux zéphyrs  du printemps précoce nous endorment pour autant. Il reste de nombreuses raisons de nous s’inquiéter et les artistes interprètes doivent rester sur le qui-vive.

Même si nos annexes semblent provisoirement préservées, Pôle Emploi Services s'échine à en éjecter le plus de professionnels possible, outrepassant stupidement ses prérogatives pour restreindre  de plus en plus le champ des activités du spectacle. Le syndicat est déjà intervenu pour faire cesser ces agissements.

Dans le domaine de l’édition phonographique, des engagements ont été signés par les pouvoirs publics, les maisons de disques, les plates-formes Internet et nos organisations qui doivent améliorer le partage des revenus issus de certaines utilisations des prestations des artistes  interprètes de la musique sur la toile. Il reste que pour concrétiser ces mesures,  la veille  et l’action concertée des artistes et de leur syndicat seront nécessaires. Une présence plus importante des chanteurs au sein du SFA nous aidera à forger un bon accord, adapté aux usages professionnels et répondant aux exigences des artistes.

Le numérique est encore au cœur de nos préoccupations dans le secteur audiovisuel. L’arrêt complet de la diffusion télévisuelle analogique à la fin de l’année et l’explosion du nombre de « petites » chaînes nécessitent la refonte totale de notre convention collective. Il faudra de l’intelligence, de l’imagination et l’engagement de tous les artistes potentiellement actifs dans ce secteur pour obtenir un bon accord. Dans le doublage aussi, l’accord salarial et la convention sur les droits doivent être modifiés pour prendre en compte la révolution technologique.

On le voit, les chantiers sont nombreux et complexes. Ce printemps 2011 les voit s’ouvrir, ils ne vont pas se fermer de si tôt. Les artistes interprètes doivent participer pleinement à l’élaboration  des instruments qui vont encadrer leur avenir professionnel. C’est au sein de leur syndicat, le SFA, qu’ils pourront œuvrer le plus efficacement et le plus démocratiquement pour les créer et les défendre.

La délégation générale

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