Aller au contenu

Vœux… meilleurs

  • Augmenter
  • Diminuer
  • Normal

Current Zoom: 100%

share
Version imprimablePDF version

Cher/e/s collègues et camarades, le Syndicat français des artistes interprètes est heureux de vous présenter ses meilleurs vœux. L’expression est consacrée, mais nous pouvons nous amuser à l’analyser un brin.

Meilleurs que quoi d’ailleurs ? Meilleurs que ceux des années passées ? Non, foin d’hypocrisie. Alors « meilleurs » pour conjurer une sorte de sort qui s’abattrait inexorablement sur nos frêles épaules d’artistes. Il est vrai que la MAP (Modernisation de l’action publique) a succédé à la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et il est bien difficile d’y déceler le « meilleur » du « pire ». Mais soyons positifs et vigilants en ce début d’année 2014. Énumérons nos vœux les plus chers - sans jeu de mots:

- Que lors de ce premier trimestre qui voit portée la nouvelle convention de l’assurance chômage sur l’autel des négociations, nous constations que nos propositions concernant nos annexes spécifiques sont écoutées et étudiées. Mais nous savons que seule la mobilisation des artistes sera payante.

- Que la Loi d’orientation sur la création artistique, à laquelle nous apportons toujours nos contributions, voit le jour rapidement tout en répondant à nos attentes.

- Que la MAP précédemment citée soit autre chose qu’une course au régime minceur, pour que cette loi d’orientation appelée de nos vœux (justement) depuis une quinzaine d’années, ne soit pas uniquement qu’un vœu… pieux.

- Que l’État garde la plupart de ses prérogatives en matière de compétences culturelles. Contenter des bonnets rouges risque d’alimenter des bonnets jaunes, verts, violets, bleus ou bruns.

- Que… que… que… la liste n’est pas exhaustive.

- Que 2015 – il n’est jamais trop tôt pour bien prévenir – ne soit pas l’année de la disparition des élections prud’homales au suffrage universel.

Prenons notre nouveau calendrier 2014, regardons les choses l’une après l’autre, négocions là où il faut négocier, battons-nous là où la lutte s’impose, ayons de l’imagination et souhaitons-nous simplement bonne année.